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Perspectives de relance de partenariat ACBF-Guinée (2012-2015) :

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(Lejour.info) - Dans le prolongement des réunions de concertation organisées par le Secrétariat National au Renforcement des Capacités(SENAREC) les  17 septembre et 7 novembre 2012, sous l’auspice du Haut Commissaire à la Réforme de l’Etat et à la Modernisation de l’Administration(HC-REMA) pour le compte des parties prenantes à la problématique d’identification des besoins de la Guinée en renforcement de capacités, il apparait clairement que le SENAREC, moteur institutionnel et ancrage permanent « hic et nunc » du Comité National de Pilotage du Programme-pays multisectoriel de renforcement des capacités, devrait définir sa FEUILLE DE ROUTE autour des axes suivants :

Ñ        Le renforcement des capacités, qu’est-ce à dire ?

Le renforcement des capacités se définit comme « les processus par lesquels les individus, les organisations et la collectivité dans son ensemble libèrent, créent, renforcent, adaptent et préservent les capacités au fil des ans »

Toute organisation, quelle qu’elle soit, est concernée par ces processus visant à accroître en continu leur performance et à les adapter à des environnements de plus en plus évolutifs et exigeants. Renforcer ses compétences, améliorer l’organisation du travail, disposer de nouveaux outils et méthodes, ajuster les procédures, capitaliser et évaluer, développer les partenariats, la veille stratégique sont autant de pratiques devenues fondamentales pour qu’une organisation reste durablement performante.

A la demande des acteurs étatiques (HC-REMA, SENAREC, MEEFP, MESRS) et non étatiques (Chambres consulaires, Patronat, Société civile, Syndicats, Universités, ONG, etc)  identifiés désormais comme parties prenantes du programme-pays multisectoriel de renforcement de capacités, l’ACBF pourra apporter, des appuis au renforcement des capacités. Cet accompagnement peut porter sur différentes phases d’un processus de changement (diagnostic, formulation d’une stratégie et sa mise en œuvre, évaluation et capitalisation) et s’appuyer sur différents moyens à disposition de la Fondation:

Ñ        Quelles institutions incarnent le rôle consultatif du  comité national de pilotage  dans la mise en œuvre dudit programme-pays?

L’ACBF dispose d’expertises propres dont elle fait bénéficier ses partenaires que ce soit dans le cadre du cycle projet (appuis à l’identification des besoins, à la conception des projets et programmes, au suivi/évaluation et dialogue sectoriel) ou en dehors à travers ses travaux de production intellectuelle et le développement d’outils et de méthodologies. Les domaines d’expertise de l’ACBF sont variés et couvrent l’ensemble de ses secteurs de compétences (y compris des thématiques transversales comme l’emploi et la formation professionnelle) que ce soit à la dimension d’une politique publique ou en mode projet. Le SENAREC pourrait canaliser  de façon synergique toutes les initiatives diagnostiques et correctives de l’adéquation « Emploi-Formation » dans le cadre de son « Unité de Formation et de Perfectionnement en cours d’Emploi »(UFPE) déjà fonctionnelle à son siège pour la langue anglaise et l’initiation aux NTIC.

Ñ        Sur quelle base doit s’articuler le montage institutionnel des projets et des programmes, dans le cadre du dialogue participatif  de mise en place du programme-pays  multisectoriel  de renforcement des capacités ?

Le montage institutionnel d’un projet (répartition des tâches entre acteurs, dispositif de pilotage / suivi, de gestion financière etc.) est un vecteur fort d’appui au renforcement des capacités. En effet, le montage d’une opération peut conduire (i) à légitimer et à renforcer les différents acteurs dans le rôle qu’ils doivent occuper (principe d’alignement de l’aide), et (ii) à mettre en place des dispositifs innovants favorables au dialogue inter-acteurs (pour inciter par exemple à la transversalité, aux partenariats public-privé, à la mise en place de réseaux, à la recherche des solutions idoines au problème d’adéquation formation-emploi,…).

Ñ        Dans cette optique, quels sont les outils directs de soutien au renforcement des capacités ?

Les interventions de L’ACBF s’appuieront   sur  l’expertise nationale et internationale. Elle financera ainsi, en fonction des besoins des partenaires et des parties prenantes, des marchés de prestations de services intellectuels qui peuvent prendre des formes diverses (expertise long terme, itérative, court terme, formation, pôle régionaux …). L’ACBF respectant le principe de l’alignement de l’aide, ces marchés seront passés par le partenaire (Gouvernement) selon ses propres procédures, l’ACBF ne faisant que les financer et veiller à leur bonne exécution dans le cadre du profil-pays et l’accord d’adhésion de la Guinée à l’ACBF signé par les parties  le 15 septembre 2012.

Compte tenu de son importance dans les processus de développement, et de demandes très fréquentes de la part de ses partenaires, L’ACBF a fait de l’appui au renforcement des capacités une activité à part entière. Le Comité National de Pilotage  qui sera bientôt mis en place pour la mise en œuvre du programme-pays multisectoriel de renforcement des capacités aura comme tache primordiale d’accompagner les opérations sur cette thématique transversale.

Propos recueillis par Amadou Lamarana DIALLO, en collaboration avec M’Ballou KABA, Hawa SOUARE, Sékou Amadou Histo SYLLA et M’Bemba DOUMBOUYA