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PRP, un nouveau parti dans l’arène politique

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(Lejour.info) - La liste des partis politiques s’allonge. Ainsi, après avoir fait un constat par rapport aux hommes politiques, Rafiou Sow, a jugé nécessaire de créer le Parti pour le Renouveau et le Progrès (PRP). Selon lui, il est temps que les jeunes prennent leur destin pour participer à la gestion des affaires publiques. Notre reporter l’a rencontré.

Expliquez-nous les motivations qui vous ont poussé à vous introduire dans l’arène politique…


Tout est parti d’un constat, notre pays s’enfonce de manière la plus sordide, à cause du comportement de certains hommes politiques. J’ai donc décidé d’accepter d’être à la tête d’un parti politique pour dénoncer leurs travers avec des amis jeunes. C’est pour exorciser le mal dont souffre notre pays.

Et qui vous a mandaté ?


Des jeunes engagés m’ont demandé d’agir dans ce sens. Dénoncer ceux qui veulent confisquer le développement de ce pays, est notre cheval de bataille. Car le parti est un moyen de communication, de sensibilisation et d’éducation. Je suis convaincu qu’on peut dire beaucoup de choses tout en militant dans son propre parti politique. Il faut aussi dire que le climat politique reste surchauffé en Guinée. J’ai voulu créer un parti constitué de jeunes afin d’accélérer le rajeunissement de la classe politique. Pour marquer mon histoire et celle de mon pays, j’ai accepté de descendre dans l’arène politique. Il faut innover en politique pour le bien être des consommateurs : les produits étant le projet de société et les consommateurs le peuple.

Quel constat faites-vous de la gestion des hommes politiques ?


Mon constat est que les politiques ont échoué dans l’ensemble. Leur égoïsme a plongé le pays dans un chaos total avec la prostitution de la classe intellectuelle. Les victimes sont malheureusement les jeunes et les femmes. Je rêve d’une Guinée meilleure. Vous demandez à n’importe quel Guinéen de quelle Guinée vous rêvez, il va vous dire, je rêve d’une Guinée unie où il fait bon vivre, où les Guinéens seront heureux, où il y aura de l’emploi avec des moyens de déplacement dans toutes les villes. On peut rêver, ça dépend de la gradation jusqu’où on rêve et aussi ça dépend de ce qu’on fera concrètement.

Ce n’est pas une profession de foi. Il faut surtout être sûr que l’on se battra pour le rêve. Il n’y a pas de rêve utopique. S’il y en avait, ceux qui ont inventé l’avion et qui sont tombés plusieurs fois en seraient découragés. D’autres en sont morts. Louis BLÉRIOT fait partie des pionniers. On l’appelait le « Tombeur » à cause de ses nombreuses chutes.

Mais il ne s’est pas découragé. Donc c’est ce courage, cette persévérance, cette ténacité qui feront que nos rêves se transformeront en réalité et c’est possible. Moi je dis oui, c’est possible. Mais alors la Guinée aux jeunes et aux femmes maintenant.

Par El Hadj Mohamed Diallo