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Alhassane Condé : les incurables frasques d’un multirécidiviste !

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(Lejour.info) - Alpha Condé mettra du temps, encore longtemps pour incarner son rêve : le symbole de Mandela. En cause : le septuagénaire avancé peine à se débarrasser des psychorigides aux incurables aigreurs qui tirent avec savoir-faire, le bateau du changement vers le fond des océans.

Ces hommes et femmes en qui Alpha Condé a hélas une parfaite confiance souffrent d’une douleur muette et nourrissent inexorablement une rancœur maladive sans précédent contre des Guinéens tout court. Pour éviter de parler de communauté. Parmi ceux-ci, un certain Alhassane Condé qui se trouve être le ministre de la Décentralisation.

On croyait ce belliqueux assagi depuis le lendemain du dialogue politique que lui-même a fait avorter pour mettre savamment en mauvaise posture son mentor, alors entre deux feux : marches politiques récurrentes et gorgées de sang avec morts d’hommes et pressions occidentales à n’en plus finir pour l’organisation des législatives. C’est manifestement mal connaître ce multirécidiviste aux incurables frasques. Garder un tel homme, quel que soit son niveau, c’est jouer avec la stabilité sociale déjà fortement endommagée par le mépris et le déni orchestrés par ces hommes dangereux qui guident Alpha Condé, les yeux bandés.

Cette forte capacité de pouvoir de nuisance d’Alhassane Condé peut briser une carrière. Fût-on opposant historique ou communiste impénitent. Alpha Condé peut survivre au départ du gouvernement de ce ministre aux ambitions inavouées. Il est juste question de faire des choix difficiles, des sacrifices. Et il est temps, grand temps.

Sinon comment comprendre, à l’heure même où le tissu social est sérieusement en lambeaux, un ministre de la République mette le pied dans le plat pour invectiver, provoquer, vider sa bile sur des Guinéens, au motif d’aider le président de la République à mener la barque à bon port ? Alhassane Condé pousse son outrecuidance jusqu’à mettre en doute la légalité d’un parti politique, alors que c’est lui-même qui donne les agréments à ces formations politiques.

« L'UFDG est un parti qui n'est pas tout à fait en règle, il n'a pas un agrément correct. L’UFDG est un parti communautaire ; et comme c’est des provocateurs, il suffit simplement d’appliquer la loi, pour qu’ils descendent dans les rues. Ce que Cellou a fait avant les élections, s’il le fait aujourd’hui, il connaîtra la rigueur de la loi ; au même titre que tous les autres citoyens guinéens, Cellou n’est pas différent des autres», a notamment déclaré Alhassane Condé.

Avant d’enfoncer : « Cellou est un menteur. Il ne sait pas ce qu’il veut. Il avait dit qu’ils n’iront pas aux élections. Ils y sont partis sans que leur demande ne soit satisfaite. Il avait dit qu’il y a eu des fraudes et qu’ils ne reconnaitront pas les résultats ni n’iront à l’Assemblée. Ils ont fait des démarches nocturnes pour être accepté dans l’Assemblée et y obtenir quelques postes. Même leurs militants savent aujourd’hui que ses paroles ne sont pas de parole respectée. Nous, ce que nous voulions, nous avons tout eu maintenant. Désormais, la loi sera appliquée. Si Cellou fait ce qu’il avait fait avant, il subira toute la rigueur de la loi. D’ailleurs tous les voleurs seront traduits devant la justice. On a déjà commencé. Deux anciens ministres ont déjà été condamnés. Beaucoup de prédateurs ont créé des partis pour obtenir l’immunité. Ils croient que l’Assemblée va les protéger. Non. On pourra lever l’immunité de chacun pour l’arrêter. »

Une telle déclaration devrait être accompagnée de sanctions, allant jusqu’au limogeage. Juste pour sauvegarder le tissu social et taire les rancœurs. En attendant, l’UFDG se contente d’une déclaration rappelant qu’il « n’est donc pas surprenant que M. Alhassane Condé tienne des propos aussi indignes d’un ministre de la République au moment où les citoyens guinéens sont confrontés à des difficultés d’existence de toutes sortes : épidémie d’Ebola, précarité, insécurité, impunité, atteinte grave et répétée aux droits humains… »

C’est pourquoi, selon le parti mis sur le gril par le ministre, « Il est aujourd’hui avéré que M. Alhassane Condé est un individu dangereux pour la stabilité de notre pays. Il est le parrain administratif du Manden-Djallon. Il prône impunément le racisme, l’ethnocentrisme et le régionalisme, toutes choses qui menacent gravement la paix, la sécurité et l’unité nationale. »

De quoi violer « délibérément les lois de la République qui punissent, au demeurant, tout acte qui porte atteinte à l’unité nationale (article 4 et suivants de la Constitution, articles 136 à 139 du code pénal). » Est-ce suffisant pour corriger définitivement un multirécidiviste ? Pas si évident, mais, « les militants de l’UDFG et le parti se réservent le droit de réagir vigoureusement pour montrer leur indignation, sans préjudice de poursuites judiciaires. » On verra bien.

In Guineeactu.info