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72 heures du livre : tout le monde au secours de la lecture

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Les 72 heures du livre ont ouvert leurs portes ce mercredi 23 avril à Conakry. Pendant trois jours (23, 24 et 25 avril), des livres seront exposés au centre culturel franco-guinéen, des conférences-débats seront animés, des livres seront dédicacés. Une centaine d’éditeurs, libraires et bibliothécaires, 400 auteurs venus de 18 pays seront au rendez-vous de Conakry. Comme quoi, cette ville sera la capitale africaine du livre, comme ambitionnée par les organisateurs.

Cette année, la 6ème édition se tient sous le thème : ‘’ Livre et développement local, Kindia, ville invitée d’honneur’’. Prolonger cet événement vers une ville de l’intérieur du pays, c’est l’innovation de la maison d’édition L’Harmattan Guinée, qui organise, depuis 2009, les 72 heures du livre dont le jour d’ouverture coïncide avec la journée mondiale du livre et de la lecture.

Sansy Kaba Diakité, directeur général de L’Harmattan Guinée, donne les raisons du choix de Kindia : « Pourquoi Kindia ? C’est parce que Kindia est une commune modèle. A travers des élus locaux, des acteurs de développement, Kindia est un exemple à la Guinée. Nous nous sommes dit qu’il faut mettre cette ville-là au cœur de notre programme pour montrer l’exemple aux autres villes de Guinée. Donc voilà le choix sur Kindia. »

Poursuivant son intervention, M. Diakité a demandé aux autorités d’appuyer ceux qui s’investissent dans le livre, car ce dernier pourrait changer un pays : «Je voudrais, du haut de cette tribune, faire un appel à notre gouvernement, au ministère de la Culture, d’accompagner les professionnels du livre. A travers le livre, on peut changer un pays. A travers le livre, on peut développer une nation, la jeunesse pourra se construire. Je demande humblement à nos autorités de faire face vraiment à la jeunesse, parce que c’est à travers le livre que la jeunesse guinéenne pourra se construire ».
Cet appel sera bien entendu, et par le gouvernement et par les partenaires au développement.

Pour Metsi Maketta, Directrice pays PNUD en Guinée, il faut aussi penser au livre électronique : « […] Je saisi cette occasion pour rappeler que dans tous les secteurs de la vie les nouvelles technologies ont apporté une dimension nouvelle au livre. Nous sommes donc dans l’ère de l’électronique. C’est le lieu d’exhorter les promoteurs des 72 heures du livre à considérer cette nouvelle dimension du livre, qui permet du toucher un public plus large.»
Selon elle, le livre électronique, ne tuera pas celui du papier, mais « va réintroduire la proximité et ouvre de nouvelles voies à l’industrie du livre ».

Poursuivant, elle annonce que son institution offre 35 millions de francs guinéens aux jeunes afin qu’ils s’achètent un livre : « Je ne saurai terminer mon propos sans réaffirmer l’engagement du PNUD à appuyer le gouvernement dans ses efforts d’impulsion du nouveau dynamisme du développement en Guinée. Pour finir, je voudrais annoncer à nos amis que le PNUD offre 500 chèques livres d’une valeur de 35 millions de francs guinéens pour vous permettre d’acheter du livre dans les stands ici dans le salon du livre ».

Pour sa part, le Premier ministre, Mohamed Saїd Fofana, dit que son gouvernement va ouvrir une ligne budgétaire afin de soutenir les 72 heures du livre.

«Je voudrais encourager les acteurs des 72 heures du livre en leur donnant l’assurance que désormais ils pourront compter sur l’intérêt et le soutien effectif de mon gouvernement à travers le ministère de la Culture et du Patrimoine historique. Ce soutien sera effectif et complet. Il ne s’agira pas de discours éloquent, mais des actions concrètes. Faut-il que le gouvernement aussi emboite le pas aux partenaires qui ont fait plus d’efforts que le gouvernement. C’est pourquoi je tiens à vous assurer qu’une ligne budgétaire sera dédiée aux 72 heures du livre », a-t-il promis.