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Deux anciens ministres devant la justice pour corruption

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Dr Ousmane Doré et Dr Mahmoud Camara, deux anciens ministres du gouvernement guinéen de Transition mis en place en 2007, sous la deuxième république, condamnés en mars à "cinq ans d'emprisonnement par défaut" pour des faits supposés de détournement de fonds d'une valeur de près de 1,6 million d'euros, ont comparu mardi devant la justice, après avoir interjeté appel contre ce verdict, a-t-on appris de sources judiciaires.

Dr Ousmane Doré et Mahmoud Camara, respectivement ancien ministre de l'Economie et des finances et ancien ministre de l'Agriculture, ont rejeté mardi les faits à eux reprochés, dans le cadre de cette affaire de détournement d'une subvention destinée à la relance de la filière cotonnière dans la région de Kankan en Haute Guinée.

Pour leur défense, ils ont déclaré avoir agi dans le traitement de ce dossier sous la recommandation du conseil des ministres d'alors, qui avait décidé de financer ce projet, destinée à créer des emplois et des revenus pour les paysans de la région. La Cour a renvoyé pour mardi prochain la suite de ce procès portant sur le "réquisitoire et la plaidoirie".

Il conviendrait de noter que le verdict dans ce procès qui s'était déroulé à la mi-mars dernier, avait condamné ces deux anciens ministres à une peine de "cinq ans d'emprisonnement par défaut". Dans la foulée, un mandat d'arrêt avait été décerné contre eux par la Cour.

Les deux personnalités avaient été reconnues "coupables de délit de complicité de détournement de deniers publics" par le tribunal de Kaloum.

Cette condamnation avait été précédée de celle du directeur d'Intracam, une société qui avait été coptée pour relancer le projet coton, et qui était censée bénéficier d'un montant de 1, 6 million d'euros. Adama Camara, dont il s'agit a écopé de "sept ans d'emprisonnement par défaut", à l' issue de ce procès.

Dès cette condamnation, les deux anciens ministres du gouvernement de Transition qui avait été dirigé à l'époque par l'ancien Premier ministre Lansana Kouyaté, avaient réagi dans la presse, pour dénoncer la procédure.

Xinhua