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Politique générale du gouvernement : la culture n’intéresse pas Said Fofana

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(Lejour.info) - Au début de la semaine, le premier ministre, Mohamed Said Fofana était à l’Assemblée nationale, pendant que l’opposition parlementaire n’y siège pas. Cette dernière boycotte le parlement depuis des semaines. Elle revendique le rétablissement du dialogue politique entre elle et le pouvoir.

Ainsi, Said Fofana a tenu un discours de trois heures. Puis, il s’est prêté aux questions de députés composés de ceux de la mouvance et ceux qui se disent « des non- inscrits ».

Certes, le premier ministre n’a pas convaincu même s’il exerçait dans un terrain fertile. L’auditoire lui étant favorable. Au lieu de donner la politique générale de son gouvernement, il a étalé le bilan de sa gouvernance depuis sa nomination, il y a quatre ans.

Seulement voilà, il a omis les volets culture et enseignement supérieur. En ce qui concerne la culture, les professionnels et cadres exerçant dans ce secteur se sont offusqués. D’abord ce sont les fonctionnaires du ministère de la Culture qui se disent indignés. Pour eux, le gouvernement ne dispose pas d’une politique culturelle. Ce qui explique les maigres ressources affectées à ce département.

Les artistes et journalistes culturels ont abondé dans le même sens. Pourtant, ils soutiennent que la Guinée peut tirer d’un grand profit de sa culture. Ils brandissent l’exemple de la politique culturelle de la Première République. Les recettes en devises que drainaient les ballets et les orchestres nationaux servaient à payer le personnel de l’Administration publique.

Le silence du gouvernement sur l’évolution culturelle parait moins étonnant pour un observateur averti. Ce département est dirigé par le dramaturge Ahmed Tidiane Cissé qui manque d’inspiration et d’initiatives pour piloter son département. Ses collaborateurs, essentiellement composés des anciens animateurs culturels, des batteurs de tam-tams et des chanteurs sans gloire d’antan ne voient que des petits tuyaux pour se remplir les poches. A y ajouter, le comportement du premier ministre qui a l’aspect d’un marabout ou d’un imam que d’un technocrate. Donc sans vision.

Ainsi en pareille situation, il n’est pas étonnant de constater l’absence d’une politique culturelle en Guinée.

Souleymane Bah/Lejour.info

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