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Dossier audit BCRG : Chérif Bah devant les inspecteurs d’Etat

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(Lejour.info) - Comme annoncé, Chérif Bah, ancien gouverneur de la banque centrale de la République de


Guinée a répondu à « l’invitation » de l’inspection générale d’Etat ce jeudi 24 juillet sise à Kaloum pour une première audition.

Il était précisément 12 heures TU quand le sieur Bah, accompagné de son avocat Me Koundiano s’est présenté à la brigade de la gendarmerie près de l'IGE.

Après un court entretien avec les responsables de la brigade, Chérif Bah a pris la direction de la commission ‘’audit BCRG’’ dans le bureau de l’inspection générale d’Etat.

Mais avant, une petite dispute a lieu entre Chérif Bah et le lieutenant colonel, responsable de la brigade de la gendarmerie près de l’IGE.

Le motif ; le colonel a invité le sieur Bah à répondre seul devant la commission. Et il a été demandé à son avocat d’attendre. Il ne fallait pas. Chérif Bah a piqué une colère bleue et s'est montré intraitable.
Quant à son avocat Me Koundiano, il a argué des exercices pratiques pour enfin, essayé d’interpréter la loi devant des officiers de la gendarmerie nationale.

L’avocat dans sa tentative laisse entendre que son client a reçu une ‘’convocation’’ de l’inspection générale via sa gendarmerie. Donc, qu’il était normal qu’il soit accompagné pour une éventuelle audition.

De son côté, le premier responsable de ladite brigade a essayé de dissuader Me Koundiano sans succès. Devant l’insistance de l’homme en uniforme, l’avocat de Chérif Bah annonce que s’il y a un refus catégorique qu’il accompagne son client, il pourrait lui conseiller à ne pas répondre à l’invitation.

Une menace qui a été réitérée par le mis en cause. Lequel a menacé de se retourner chez lui si son avocat n’assiste pas à l’interrogation.

C’est ainsi que l’inspecteur général d’Etat M. Massoud Oumar Thiam est sorti de son bureau pour ordonner que les sieurs entrent dans le bureau et laissant comme il est de coutume les téléphones portables quand il était 13 h 19 minutes.

A la suite d’un entretien qui n’aura duré qu’une vingtaine de minutes (13h 36 minutes), Chérif Bah est sorti visiblement détendu avec son avocat.

Aucun mot pour la presse. L’homme et son avocat ont décidé de ne rien dire pour l’instant. Pour eux, il revient à la commission de parler à la presse.

Lu sur le Diplomate