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Un diplomate désigné président de transition du Burkina Faso

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Le président de transition du Burkina Faso, Michel Kafando, le 17 novembre 2014.(Lejour.info) - L’épisode intégrera certainement le chapitre des originalités de cette « révolution » burkinabée. C’est au cœur de la nuit, à près de 4 heures du matin, lundi 17 novembre, que Michel Kafando a été nommé président de transition.

A cette heure-là, devant si peu de témoins, les discours passionnés sont remis à plus tard et les promesses sont minimales. Dans ses premiers propos, le nouveau chef de l’Etat du Burkina Faso s’est donc limité aux formules obligées (« Plus qu’un honneur, c’est une redoutable responsabilité qui m’échoit, dont j’entrevois déjà les écueils et l’immensité »), avant d’assurer être « prêt à ne ménager aucun effort pour relever le défi » et vouloir tout mettre en œuvre pour « bâtir une nouvelle société, une société réellement démocratique basée sur la justice sociale, la tolérance ». Il faudra donc encore attendre pour en savoir plus sur les intentions de ce diplomate de carrière et sur les raisons qui ont présidé à son choix.

Michel Kafando n’est pas l’élu d’un scrutin populaire mais le fruit du consensus d’un collège de désignation composé de vingt-trois membres issus de différentes composantes de la société. Il n’est pas inenvisageable qu’au bout d’une nuit d’auditions et de tractations les « grands électeurs » issus des rangs de l’armée, des partis politiques de l’ancienne opposition, de la société civile et des organisations religieuses aient tranché en faveur d’un homme d’expérience, connaissant les rouages de l’Etat et les arcanes internationaux.

Pressions internationales

Agé de 72 ans, Michel Kafando a dirigé la diplomatie de l’ancienne Haute-Volta entre 1982 et 1983 et a également représenté son pays à deux reprises, entre 1981 et 1982 puis entre 1998 et 2011, comme ambassadeur auprès des Nations unies. Plus tôt, l’Eglise catholique avait fait savoir qu’aucun de ses membres ne briguerait la présidence, alors que l’archevêque de Bobo-Dioulasso, la deuxième ville du pays, a un temps fait figure de favori, la partie s’est jouée entre trois candidats. Outre M. Kafando, une ancienne ministre, Joséphine Ouédraogo, et un journaliste, Cherif Sy, postulaient à la fonction. Lire la suite sur Le Monde.fr