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Thierno Monénembo : Quand la critique paresseuse s’évertue à délégitimer une voix lucide

Dans cette ère où les opinions prolifèrent plus vite que les lectures sérieuses, il devient presque banal de voir des figures littéraires réduites à des clichés, sans qu’aucun effort ne soit consenti pour confronter leurs œuvres. Thierno Monénembo, romancier majeur, figure incontournable de la littérature africaine contemporaine, en est une nouvelle fois la victime.

Récemment encore, certains s’autorisent à questionner son engagement, à douter de sa légitimité, sans jamais prendre la peine d’ouvrir ses livres. Voilà le paradoxe : prétendre déconstruire un écrivain sans même passer par le seuil de son œuvre.

Car enfin, qu’est-ce qu’un écrivain sinon son texte ? Et qu’est-ce qu’une critique, sinon un dialogue honnête avec ce texte ? Or, ce que l’on observe ici n’est ni dialogue, ni analyse : c’est procès sans preuve, dénigrement sans lecture, soupçon sans méthode.

L’exil comme stigmate ou comme lucidité ?

On reproche à Monénembo son exil, brandi comme un stigmate qui l’éloignerait des réalités guinéennes. Faut-il rappeler que cet exil fut le fruit d’une nécessité, face aux crocs d’un régime devenu invivable ? Ceux qui fustigent sa “distance” feignent d’oublier que c’est précisément cette position d’écart qui lui permit de déjouer les mirages de la propagande. Chez Monénembo, l’exil n’est ni désertion ni confort : il est une lucidité tragique. « Le Roi de Kahel », « Les Écailles du ciel », « L’Aîné des orphelins », sont autant de récits hantés par ce déracinement, où la mémoire refuse de se faire complice du silence imposé par les régimes autoritaires.

Ignorer cette centralité du thème de l’exil, c’est prouver qu’on n’a jamais pris la peine d’explorer ses romans.

Le fantasme de l’impartialité et la peur du verbe tranchant

Sous couvert d’objectivité, on lui reproche une critique trop virulente, trop subjective. Faut-il donc rappeler que la littérature n’a jamais été un exercice d’équilibrisme politique ? Que l’écrivain, loin d’être un arbitre neutre, est par essence celui qui dérange, qui refuse de composer avec l’oppression ?

Monénembo n’a jamais prétendu à cette neutralité factice. Ses mots sont des coups de poing contre la dictature, des clameurs face aux massacres, des cris de mémoire contre les tyrannies successives. Lui demander d’atténuer son verbe, c’est exiger de l’écrivain qu’il se fasse complice des oppresseurs.

Les accusations sans preuve : l’argument du vide

Quand l’argument manque, il reste toujours l’insinuation. On le soupçonne d’être téléguidé par des agendas extérieurs. Mais à ce jeu-là, quiconque critique un pouvoir serait une marionnette ? Où sont les faits concrets, les sources sérieuses, les preuves tangibles ? Nulle part. Ce procès d’intention relève davantage de la paresse intellectuelle que d’une véritable réflexion critique.

Le procès absurde du manichéisme

Enfin, cerise sur le gâteau, certains dénoncent un soi-disant manichéisme dans son œuvre : il opposerait bons et méchants, sans nuance. Mais faut-il donc être nuancé face à la torture, les camps de la mort, les purges ethniques ? Peut-on vraiment demander à l’écrivain de polir son jugement lorsqu’il évoque les milliers de destins broyés sous les dictatures successives ?

Non, Thierno Monénembo n’arrondit pas les angles. Et c’est précisément pour cela qu’il est nécessaire.

Lire avant de juger

À ceux qui voudraient encore s’ériger en critiques, une exigence minimale s’impose : lire Monénembo, le lire vraiment, sans œillères ni préjugés. Qu’ils affrontent la puissance de ses récits, qu’ils déchiffrent ses personnages, qu’ils mesurent la portée historique et politique de son œuvre avant de dégainer des accusations creuses.

Car il est facile, depuis le confort de l’ignorance, d’attaquer une voix qu’on n’a pas pris la peine d’écouter. Mais il est autrement plus difficile d’affronter la force d’une plume qui refuse de se compromettre.

Monénembo écrit pour réveiller. Et cela, aucune critique paresseuse ne pourra effacer.

 

Par Aboubacar Fofana, chroniqueur

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